Aivlosin® chez le porc
Pneumonie enzootique
La pneumonie enzootique (PE) est une maladie respiratoire chronique présente dans le monde entier causée par Mycoplasma hyopneumoniae. Elle provoque une toux, une diminution de la vitesse de croissance et une sensibilité accrue au syndrome dysgénésique et respiratoire du porc (SDRP) sévère et aux maladies associées aux circovirus. En présence d’autres pathogènes, elle peut être mortelle.
Signes cliniques
Impact économique
Transmission de la maladie
Prise en charge et contrôle de la pneumonie enzootique
Signes cliniques
La toux est le signe clinique le plus évident de la pneumonie enzootique. De façon caractéristique, on peut observer une toux sèche chez les porcs en croissance à partir de l’âge de 8 semaines et jusqu’à l’abattage. Elle est très manifeste lorsque les animaux se lèvent le matin. Dans les troupeaux de porcs naïfs, les animaux de tout âge peuvent présenter une toux sèche.
Comme le mycoplasme se fixe sur les cils des voies respiratoires, il est difficile pour l’animal de développer une réponse immunologique efficace. Les porcs restent donc infectés pendant longtemps (infection chronique). La destruction des cils, dont le rôle est d’éliminer les corps étrangers tels que les poussières et les pathogènes, peut permettre des infections mixtes plus graves par Pasteurella, App, le SDRP et les circovirus (appelées couramment complexe respiratoire porcin - CRP). Les infections compliquées peuvent se manifester par une toux grasse avec une respiration saccadée et une forte fièvre et peuvent entraîner une mortalité importante.
Impact économique
La pneumonie enzootique est plus ou moins prévalente dans presque tous les troupeaux, à l’exception des élevages exempts d’organismes pathogènes spécifiques (EOPS) ou des troupeaux de souches négatives à la PE. Les troupeaux affectés présentent une vitesse de croissance plus lente, un taux de conversion alimentaire faible et une plus grande variation du groupe à l’abattage. Le coût de la maladie dépend de la sévérité de l’infection, de la gestion du troupeau, des frais de traitement et de la présence d’autres bactéries et virus. Les infections à Mycoplasma peuvent diminuer le gain quotidien moyen de 30 grammes pour 10 % du poumon de l’animal touché par la pneumonie. Dans une étude récente sur les poumons de porc menée dans des abattoirs en Irlande du Nord, 87 % des poumons présentaient des lésions de PE typiques et 96 % des troupeaux inspectés étaient porteurs de lésions 1
Transmission de la maladie
Les mycoplasmes se transmettent des animaux infectés aux autres porcs sur de courtes distances par les aérosols produits par la toux. Les porcelets sont souvent déjà infectés au moment du sevrage, probablement par la truie malgré la présence d’anticorps contre Mycoplasma dans le colostrum. Les mycoplasmes ne survivent pas longtemps en dehors de l’organisme de l’animal et la transmission d’un élevage à l’autre est probablement due à l’introduction de bétail infecté. Souvent, des troupeaux fermés négatifs à la PE sont infectés par transmission latérale (voie aérienne, humains, objets contaminés).
Prise en charge et contrôle de la pneumonie enzootique
Elimination
Obtenir et maintenir un élevage exempt de la PE par dépeuplement et repeuplement du troupeau reproducteur avec un cheptel négatif à la PE. Cette méthode est coûteuse et malheureusement, les réapparitions de l’infection sont fréquentes. Elle n’est pas valable dans les zones à haute densité d’animaux. La PE peut être éradiquée par l’enfermement du troupeau, un dépeuplement partiel et des antibiotiques. Les antibiotiques peuvent être moins coûteux que le dépeuplement, mais le taux de succès est diminué par rapport au dépeuplement et il existe également un risque élevé de nouvelles flambées.
Prévention
Comme de nombreux troupeaux infectés chroniquement sont situés dans des régions à forte densité d’animaux, il est essentiel de prévenir les effets coûteux de la maladie. Aucune intervention seule ne préviendra complètement les infections à mycoplasmes.
Trois outils sont disponibles:
1) La vaccination : De nombreux vaccins protégeant les porcs contre les mycoplasmoses sont commercialisés. Demandez à votre vétérinaire de vous conseiller sur le meilleur programme à utiliser dans votre élevage pour la vaccination avant le sevrage, car il existe des protocoles à dose unique ou en deux doses. Le programme de vaccination utilisé dans chaque élevage doit être basé sur le tableau pathologique de la ferme (sévérité, moment de l’infection et coût de la maladie). L’immunité après une vaccination intramusculaire avec des antigènes mycoplasmiques inactivés ne prévient pas les infections par Mycoplasma, mais elle diminue les signes cliniques et les lésions pulmonaires. Il faut généralement 3 à 6 semaines pour qu’une immunité protectrice se développe après la vaccination, ce qui laisse donc un intervalle de temps sans protection pendant lequel les infections peuvent survenir. L’utilisation d’Aivlosin® pendant cette période est bénéfique.
2) Prise en charge : Meilleure ventilation, diminution de la densité dans le parc/bâtiment, flux d’animaux en utilisant un système d’élevage en bandes (« all-in/all-out ») et en évitant de mélanger des animaux d’âges ou de sources différents dans le même bâtiment.
3) Antibiotiques : Plusieurs antibiotiques sont efficaces contre les mycoplasmes. Les éléments-clés pour un traitement et une prévention efficaces sont:
- CMI faible contre Mycoplasma (mesure qui donne une indication brute en laboratoire de l’efficacité d’un antibiotique)
- Absorption rapide et distribution rapide dans les poumons
- Pénétration cellulaire élevée
- Grande appétence lorsque le médicament est mélangé aux aliments ou à l’eau.
- Bien toléré par les porcs.
- Temps d’attente court
Aivlosin® répond à tous les critères ci-dessus.



