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Entérite nécrotique
L’entérite nécrotique, causée par Clostridium perfringens, est considérée comme une entérotoxémie aiguë ou chronique chez les oiseaux en cours de croissance et elle est à l’origine du syndrome de la litière humide. Elle est la plus prévalente chez les poulets de chair de 2 à 6 semaines, avec un pic vers l’âge de 25 jours et elle devient plus fréquente chez les dindes.
Signes cliniques
Transmission de la maladie
Diagnostic
Prise en charge et contrôle
Signes cliniques
Les oiseaux peuvent sembler déprimés et ils se regroupent ; une entérite légère peut être observée. Les oiseaux peuvent mourir subitement. Dans le cas contraire ils guérissent. Cependant, dans les cas bénins, l’infection a des effets délétères sur la vitesse de croissance et l’indice de conversion alimentaire et cela peut avoir un impact économique important.
Cl. perfringens peut:
- Entrer en compétition avec l’hôte pour les nutriments Produire des toxines qui détruisent les cellules épithéliales, ce qui affecte alors l’absorption des nutriments
- Produire des enzymes qui déconjuguent les sels biliaires, ce qui diminue l’émulsification des graisses et l’absorption des lipides.
Ces facteurs peuvent avoir un impact économique important.
Au moment de l’abattage, les oiseaux peuvent présenter une maladie appelée cholangiohépatite, associée à Cl. perfringens. Cela entraîne la condamnation de la carcasse et/ou du foie, avec évidemment un impact économique important. Le foie est pâle, hypertrophié et ferme. La vésicule et les canaux biliaires semblent souvent hypertrophiés.
Transmission de la maladie
Le micro-organisme peut être ingéré (maladie exogène) ou être déjà présent dans l’intestin et proliférer à cause d’un stimulus (maladie endogène). Une étude a montré que le micro-organisme peut infecter l’oiseau dans les premiers jours de la vie.
Clostridium perfringens a été détecté dans l’iléon de poussins apparemment normaux. Les germes s’établissent dans l’intestin grêle et ils prolifèrent abondamment. Ils ont besoin d’un milieu anaérobie ou pauvre en oxygène pour se développer.
La coccidiose, le passage à une alimentation riche en protéines, en particulier les aliments contenant du poisson, des produits crus dans l’alimentation, une décontamination insuffisante des locaux sont des facteurs qui prédisposent les oiseaux à l’entérite clostridienne.
Diagnostic
Dans l’entérite nécrotique aiguë, les signes cliniques peuvent ne pas être apparents jusqu’à ce qu’un certain nombre d’oiseaux commence à mourir. L’infection se développe généralement dans le bas de l’intestin grêle mais dans les cas sévères, elle peut s’étendre dans tout l’appareil intestinal. Les intestins sont hypertrophiés (en raison de la production de gaz) et la séreuse peut être décolorée (de couleur brune). Le contenu est brun, liquide et nauséabond. Dans les cas sévères, les lésions sont décrites comme un effet de frottement sur la muqueuse intestinale. La présence de ces lésions intestinales évoque une entérite clostridienne.
Dans l’entérite nécrotique subaiguë, des fientes humides peuvent être observées. Aucune lésion manifeste ne peut être mise en évidence. Chez les poussins sains, l’extrémité proximale de l’intestin contient une concentration faible de Cl. perfringens, mais le pathogène prolifère à des taux élevés chez les oiseaux malades. Cl. perfringens est cultivé en conditions anaérobies et il peut être identifié par une analyse en immunofluorescence ou par une PCR spécifique. Les types A et C sont fréquents chez le poulet.
Prise en charge et contrôle
Les coccidiostatiques incorporés dans les aliments peuvent être bénéfiques.
Les antibiotiques sont utilisés pour le traitement et pour la prévention de l’entérite nécrotique.






